Pourquoi????? Prenez note que je répondrai soigneusement aux questions et courriels en ligne, mais je donnerai pas de formation sur le Web. Q. Je suis un peu confus. Expliquez-moi le but de tout ça. R. En gros, mon constat était de réaliser que la société de consommation dans laquelle j'évoluais niait l'âme et priait l'argent, valorisait la violence et la destruction, le non-respect des choses, des idées, des gens, et des ressources de la terre. Je réalisais aussi que tous les jeunes décrochaient de l'école et étaient drogués au Ritalin ou consommaient des drogues dures pour échapper à cette "réalité" délirante qui semble empirer de jour en jour. La facilité, la technologie, l'absence de moralité et de modèles, ainsi que l'encouragement à la compétition si malsaine dans nos écoles, fait de la plupart des jeunes qui entrent dans l'adolescence des jeunes troublés. Si les jeunes sont notre avenir, et qu'ils sont aussi notre testament, nous devons tout faire pour rétablir une certaine cohérence dans notre façon de voir les choses, d'enseigner, de vivre, et de mourir. C'est la seule façon de regagner la confiance et de rebâtir des communautés. L'enseignement de la plupart des traditions spirituelles est de dépasser cet état et d'utiliser sa condition humaine pour s'élever, créer des œuvres à la mémoire des valeurs de nos ancêtres et de nos propres valeurs, ainsi que de conserver les habitats et les cultures qui sont harmonieux et homogènes. J'ai longtemps recherché une façon d'apporter ces valeurs dans notre société malade en passant par ma génération, car elle porte en elle les germes d'un monde différent. Cette façon, c'était de directement redonner le goût aux gens d'étudier, de lire, d'être curieux, d'imaginer et de créer, d'avoir une pensée libre de contraintes, tels que les philosophes antiques l'ont souligné. De plus, la grande vague ésotérique qui secoue le monde occidental à cette heure a touché le Québec, en quelque sorte, mais l'a toutefois épargné de ses plus grandes convulsions, telles qu'on le voit aux États-Unis avec toutes sortes de batailles juridiques sur tous les fronts pour faire reconnaître les droits des communautés spirituelles de tradition occidentale - Wicca, Asatru, etc. et çe, même dans l'Armée américaine. Notre bagage catholique et les déviances tragiques de certaines sectes a rendu les Québécois extrêmement sensibles et méfiants à toute forme de religion, y compris la spiritualité occidentale traditionnelle, Peu d'institutions et de gens au Québec sont en mesure de fournir une information crédible et actuelle sur cette voie non-dogmatique et non-centralisée qui se développe à une vitesse fulgurante ailleurs dans le monde. Q. Pourquoi avoir choisi de fonder une nouvelle organisation à caractère spirituel à Montréal? N'y en a-t-il pas déjà d'autres? Et pourquoi avoir choisi ce format? R. Ce projet pourra peut-être aussi redonner un peu de lustre à notre bonne vieille magie, aux néo-paganismes et à la science primitive, oxydée en cette terre qui honnit la religion, et surtout, toute
forme de vie spirituelle. L'Église catholique au Québec, c'est mort et enterré pour plusieurs d'entre nous
mais cette mort n'a jamais eu de deuil, le système de paradigmes moraux
et le cadre spirituel n'ayant jamais été remplacés par aucun autre système de valeurs. Certains tentent de remplir le vide ainsi créé de différents vices... et d'autres, tentent toutes sortes de choses. À ma connaissance, aucune organisation du genre n'existe ici à Montréal. Pour ce faire, il me fallait inventer un concept totalement nouveau qui incorporerait les éléments traditionnels des écoles de mystères de l'Antiquité. J'ai alors rêvé à un projet à la fois communautaire, social, artistique, et spirituel. Quelque chose d'avant-gardiste, avec une touche d'originalité propre à notre culture en évolution, qui serait une plate-forme pour nous réunir sous un front commun indépendant de tout dogme, et nous permettre de l'exprimer sur des tribunes publiques afin de fournir de l'information de qualité, au fait des dernières découvertes en notre science. Un concept qui mêlerait études magistrales (donc valorisation de la langue française et de l'apprentissage de langues et de cultures d'appoint), réunions en nature, performances artistiques, univers parallèles, théâtre, implications sociales et bien plus. Comment intéresser quelqu'un à étudier la vie.... eh bien, en lui donnant le goût d'apprendre, tout simplement. Quoi de mieux pour le réaliser qu'une école de Magie de type antique, mais avec une saveur propre à nous, à notre génération. Changer la société, tout un défi, me direz-vous. Eh oui...... c'est la voie que j'ai choisi, il y a bien des façons de faire et il y a bien du pain sur la planche.
Q. Faut-il croire en quelque chose pour étudier et pratiquer la Magie? R. C'est souvent la première question que les gens me posent quand ils abordent le sujet avec moi. Je suis toujours malléable sur ce sujet, et je respecte la liberté fondamentale de chaque personne de croire et de ne pas croire en ce qu'il veut. Je sépare la vie spirituelle des techniques magiques analysées d'un point de vue objectif, ainsi que mes propres expériences à ce sujet. Je reste moi-même très ouverte et tente d'apprendre des gens que je rencontre et de leur propre vision des choses, car le partage augmente la somme des connaissances qui sont ainsi échangées. Souvent aussi, les gens me confient des expériences parfois très troublantes qui ont changé leur croyance en l'au-delà, par exemple. Parmi les pratiquants eux-mêmes, certains d'entre eux sont païens, donc ils croient en un ou plusieurs dieux, certains sont agnostiques, c'est-à-dire qu'ils considèrent possible l'existence de quelque chose dont ils ne connaissent pas la nature, et d'autres sont complètement athées et très méthodiques, dans leur approche scientifique de la "chose". Certains sont même des prédicateurs zélés, et d'autres, complètement anarchistes. Leur but commun, influencer leur propre réalité. Je vais prendre un exemple pour illustrer le tout. Imaginons une séance d'écriture automatique. Le pratiquant qui va s'adonner à cette pratique est, à la base, mû par une curiosité de découvrir quelque chose dont il n'aurait pas une connaissance directe. Certains croiront aux anges, au "channelling", d'autres le feront pour explorer leur subconscient, et d'autres le feront uniquement pour en tester les résultats. Peu importe l'idée derrière le geste, l'école de pensée magique dira, faites-le, vous en jugerez par vous-mêmes. Q. Est-ce dangereux de pratiquer la Magie? R. Beaucoup de gens ont peur de la Magie car elle a été si longtemps martyre de l'Église Catholique, l'Inquisition en témoigne. Et ceci, pour cacher aux yeux des autres que cette institution est probablement encore le plus grand Temple magique, bien qu'il ait été déconsacré par certains individus qui ne sont pas dignes de foi. Les techniques de la Magie opérative ne sont pas inoffensives, certes. Tel qu'il en est pour conduire une voiture. On ne s'empêche pas de prendre le volant parce qu'il y a des gens qui se tuent sur les routes à chaque jour. La Magie a tué beaucoup, beaucoup moins de pratiquants en cent ans que l'invention de l'automobile ou de la cigarette. Quoi qu'il en soit, pour dire la vérité, les gens qui pratiquent la magie dite "noire", donc ceux qui mentent, volent, font de la manipulation mentale, ceux qui détruisent des vies par la violence, animales et humaines, voire environnementale, sont beaucoup plus enclins à souffrir d'événements dramatiques et d'en être grandement affecté, et même d'en mourir. Ils portent la responsabilité dans leurs actes, c'est le fondement (idéal....)de tout système de justice légal sur terre. C'est ce qui explique pourquoi la plupart des pratiquants ont un grand respect de la nature et de la vie humaine. D'ailleurs, ce respect conscient et cultivé de la vie est un moteur pour beaucoup de pratiquants à promouvoir des modes de vie sains et équilibrés de par leurs actes et leurs paroles. Ils démontrent ainsi les grandes valeurs fondamentales de la vie mystique, le respect de toute existence et la défense de la justice sociale et environnementale, par le développement constant des facultés intellectuelles et spirituelles. Q. Est-ce une secte? R. La façon dont toute spiritualité s'est développée est très ancienne et naturelle, et provient du questionnement principal de l'Homme face à la mort. Le premier témoignage de la croyance des hommes furent les tombes et monuments funèbres, élevés selon leur croyance en une vie après la mort. Ensuite, il y eut plusieurs "cultes" animistes successifs, le culte des esprits, de la terre et des astres, les sacrifices humains, le culte du feu, la découverte de l'écriture sacrée et des animaux mythiques. Ensuite vinrent les panthéons des divinités et la poursuite de la matière philosophale et du Dieu Unique. La Science, la "poursuite du fuyant", fut le dernier culte réellement païen en date. Plusieurs physiciens et astronomes développent, de par leurs études poussées, des visions sur le "Design intelligent" de l'Univers, et en reviennent au courant naturel de la recherche d'un sens, d'un but à l'existence. L'ancienne tradition des mages n'y fait pas exception. Elle n'est pas par nature un culte stérile, est même à l'extérieur de toute religion, car les dieux anciens ne faisaient que partie du symbolisme ambiant, dont il faisaient un usage prudent et intelligent par la conjonction des idées, des liens, des actes et des causes. Les mages n'y parviennent pas par la propagande, mais par la recherche intérieure. Les magiciens modernes considèrent en général que chaque système que les humains adoptèrent sont un reflet d'une cause plus grande encore, qu'ils ne peuvent exprimer, mais que certains d'entre nous nomment "Dieu", "Déesse", etc. Car des systèmes, il en existe autant qu'il y a d'êtres humains et leurs créations combinées, donc un nombre incommensurable de liens mentaux. C'est précisément ce que nous tentons de déchiffrer, la conscience. Les questions souvent n'ont de réponses que ce que nous sommes capable de comprendre selon notre propre point de vue. Le développement de l'individu et de chaque société évolue à un rythme qui leur est propre. Alors même si regroupement de volontés il y a, c'est la diversité qui fait la richesse d'une société, il en est de même pour toute organisation ou communauté. En séparant les individus, en brisant les familles, la maladie qui affecte la société a réduit l'importance de l'entraide et du support mutuel. Le développement d'une communauté de ce type à caractère spirituel n'a donc rien d'une secte, car elle démontre que le partage des connaissances et la liberté de conscience d'individus uniques est plus important que leur conditionnement. Q. Comment ça fonctionne? R. Il suffit d'avoir une idée de ce que l'on veut vraiment. La vraie Magie consiste en l'étude et l'application des techniques de développement personnel de haut niveau (Haute Magie, Alchimie) présentés dans la littérature et la culture ésotérique, ainsi que l'atteinte d'un état de connexion psychique avec les forces que l'on possède et celles présentes dans l'univers, afin d'utiliser ces connaissances. Le résultat se situe à quelque part autour d'un sain équilibre qui permet à l'individu de s'accomplir et ainsi de prendre part au processus d'évolution des sociétés et des cultures. Dans ce projet, l'aspirant choisit un nom sorcier et invente un personnage qui représente ses meilleurs intérêts et aptitudes ainsi que ceux dont il veut faire acquisition dans une projection idéaliste du monde. C'est comme l'artiste ou l'auteur qui s'assoit devant une feuille blanche et traçant ainsi de son trait réinvente la destinée de tout un monde intérieur, et en laisse des traces dans le monde matériel. On repart à zéro et on tente de rebâtir sur de la pierre et non pas sur du sable. Le Collège ne peut fournir des réponses, mais peut orienter les questions de l'aspirant. Il n'y a pas de recherche qui s'avère inutile, c'est plutôt un arbre immense du savoir humain réparti en des milliers de branches, toutes réunies sur le tronc commun de la Tradition ésotérique. L'étudiant chemine, passe d'une branche à l'autre, mais définitivement il arrivera à cerner le tronc de l'arbre de la sagesse. de découvertes qui poussera l'étudiant à développer son "Arcane Personnel" - qui est le travail final qu'il aura à réaliser dans le cadre de la formation. Pas de réponses toutes faites non plus, il aura beaucoup de travail à accomplir pour arriver à synthétiser et définir son Arcane. Les frais chargés sont minimes et seront utilisées en totalité pour couvrir les frais de gestion et de services que le Collège fournit. Si profits il y a, 10% seront versés à un organisme de charité choisi annuellement. Aucun étudiant n'est refusé par manque d'argent, il s'agit seulement de démontrer sa motivation et un intérêt soutenu pour la cause. Q. Quels sont les projets futurs? R. Les projets actuels comprennent: - Théâtre urbain, performances artistiques - Art initiatique - Cours variés, entres autres sur les techniques rituéliques traditionnelles et modernes - Recherche de mentors et de professeurs - Communication avec d'autres groupes et organismes communautaires - Approche personnalisée - Bâtir l'archive des textes des membres en ligne - Toute autre idée soumise par les membres |
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