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Les Abuseurs de Conscience

11/08

 

 

Quand on leur parle de Magie ou de Tarot, la plupart des gens ont tendance à répondre qu’ils n’y croient pas. Dans le folklore populaire, ces mots, et ceux qui leur sont reliés font référence à des films fantastiques, des légendes pour les enfants ou à un vocabulaire obscur et sectaire dont ils préfèrent se tenir loin. Notre société nous habitue très jeunes à une certaine mentalité héritée de l’époque des lumières, le dix-huitième siècle, durant laquelle les découvertes de certains scientifiques et philosophes occidentaux prirent le dessus sur les autres tendances. Le  plus ironique dans cette histoire, c’est que ces savants furent pour la plupart des initiés de la Franc-Maçonnerie ou d’autres obédiences occultes de leur temps. Je n’ai jamais réussi à trouver les véritables causes de l’absurdité de notre culture qui s’est mondialisée en un temps records. Exception faite de l’impérialisme sauvage, je crois que c’est une question de courants astraux qui suivent des modalités définies en des temps astronomiques, cycliques, suivant des opérations fractales, et asymptotiques. Suivraient probablement des époques de retour au point initial, tel l’ouroboros. Et probablement est-il très près de se mordre la queue.

 

Nous sommes souvent tentés de croire que le passé était probablement plus reluisant que l’époque contemporaine. Peut-être y avait-il moins de gens sur Terre, moins de pollution, mais les famines, les maladies, et les guerres étaient monnaie courante… Et même si ces fléaux couvrent toujours la surface de la Terre, nous semblons avoir fait un petit pas vers l’avant. Les croyances populaires étaient donc très répandues, du fait que ces bonnes gens devaient bien avoir  quelque chose auquel se rattacher durant les moments joyeux autant que les plus difficiles. D’où les superstitions populaires, les légendes miraculeuses et les malédictions. Avons-nous cessé de croire, collectivement parlant, en des images qui nous confortent ou qui nous dérangent? Les médias remplissent sans aucun doute cet office; c’est la nouvelle « religion sauvage » qu’il  nous faudra dompter. Sans chercher à séparer le vrai du faux, le grain de l’ivraie, ces images dorment toujours en nous. Le transfert s’est plutôt fait dans un imaginaire collectif véhiculé par les médias. Mais les conteurs de jadis se sont tus, les légendes se sont endormies. Les histoires de géants, d’êtres spirituels et de vaissaux spatiaux se sont transformés en bons sujets de films d’actions, dans lequels le personnage principal, souvent le héros, recouvre une vie « normale » au bout de ses péripéties fantastiques, conçues pour n’être que des reflets délavés de la légende originale.

 

Nous pensons maintenant que la peste n’est plus un fléau de Dieu, mais bien une maladie, et la médecine croit avoir la bonne démarche quand à la résolution des problèmes actuels. Même à l’époque de Molière, quand il écrivit son Malage Imaginaire, les médecins ne valaient guère; la médecine des Chinois, des Mayas et des Romains était encore meilleure. Que dire de l’engloutissement de sommes gargantuesques dans la recherche actuelle, médicale et scientifique, et dans quel but? Cette science qui se croit neuve, mais qui pourtant a tant oublié de la sagesse des médecins du passé… Pourquoi nécessiterions-nous autant de vaccins, de sirops, de toutes ces gélules qui ne font que retarder le mal? On dit qu’il faut arracher les mauvaises herbes par la racine, sans quoi elles repoussent. Et la racine de ces maux se vaut quintuple selon Paracelse. Elle inclut tout bonnement la Nature, les Esprits et la Divinité dans ce calcul. Erreur, superstition ou médecine véritable? Allez demander à un médecin…

 

Pourquoi le système scolaire nous enseigne-t-il à croire dans un monde figé comme de la glace, dans lequel les frontières des pays semblent être toujours les mêmes, les lieux, les conditions de vie, la gestion des ressources, les gens, leur culture, leur façon d’être et de penser, etc. Dans un monde aussi changeant difficile de dire si l’endroit et les gens qu’on a visités il y a dix ans reste toujours le même. L’impermanence de la matière est comme les souvenirs qui s’effacent; l’érosion des éléments par les esprits se poursuit inéluctablement. L’histoire même est trafiquée jusqu’à l’os. C’est comme un casse-tête dont on aurait caché plusieurs morceaux, et modifié beaucoup d’autres. Je ne cesse d’être critique à ce sujet. Bien que nous ayons des connaissances en plus grande quantité, la qualité s’est malheureusement perdue dans l’espoir de faire des générations une masse de travailleurs bien dressés à entrer sur le marché du travail. Le scandale actuel est que beaucoup de gens se paient l’Université pour avoir un papier et faire du cash, sans se douter que les connaissances elle-mêmes sont beaucoup plus importantes, et le fait d’apprendre, majoritairement une des raisons de vivre. Il est évident que dans ce but, on a pas de temps ni d’énergie à accorder à un seul être, afin qu’il se développe sainement dans une véritable relation d’apprentissage de l’adulte à l’élève. C’est pourquoi on les parque dans des écoles.

 

On ne peut enseigner la même chose de la même facon à des individus différents. Le problème réside donc principalement dans le système d’éducation, qui continue à nous faire croire qu’il y a une seule bonne facon de percevoir les choses et de vivre. La nature de l’erreur scientifique prend donc racine, selon moi, dans la séparation des enfants de leur parents à l’age pré-pubère. Cette séparation peut même survenir dès une césarienne par exemple. On les coupe de la chaleur de la famille pour qu’ils comprennent qu’il leur faut être pareil aux autres, formés dans le même moule. Cette chaleur familliale est garante de la bonne santé mentale d’un individu. Et un individu faible, coupé de ses maillons de résistance, est un individu beaucoup plus facile à manipuler. Maintenant ceux qui ont peu de vie sociale, de famille ou d’amis, remplacent ce vide béant par la télé ou la radio, les technologies et le cinéma, les passe-temps coûteux ou les drogues. Et que dire de l’alimentation matérielle et spirituelle d’une telle société malade… C’est ce qui me porte à croire que des gens ont compris le concept depuis longtemps et s’en servent à leurs fins… Combien d’êtres auront à souffrir de leur époque pour une poignée d’autres… Qu’on me traite de conspiracy theorist, c’est facile et ca m’est égal! Dénoncer l’injustice est pour moi un grand pas vers la justice.

 

Comment alors parler de Magie et de vie spirituelle à des êtres isolés dans un monde froid, désabusés par la société, fermés dans leur monde de cocooning et de confort, ou seulement pris dans leur mentalité de petit bourgeois, de pseudo-scientifisme simpliste et désuet… Que dire de ceux qui sont trop pauvres pour se nourrir, comment pourraient-ils nourrir leur esprit… Voilà pourquoi la magie aeonique existe : libérer les otages de la tour d’ivoire que les générations passées ont construit et jeter les abuseurs de conscience en bas. Ensuite ouvrir grand les portes de l’Imagination pour encenser d’air frais l’Esprit de notre époque naissante. Et que la Magie ne deviennent point une nouvelle tour d’ivoire; ne prenez pas les moyens pour une fin, je vous en prie, sinon elle deviendra ou science, ou religion; ses acteurs deviendront de nouvelles poupées à chérir, et les démons se chargeront de les dévorer tout cru…

 

 

 

 

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